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A.E.M.E.D. |
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DIÉTÉTIQUE
Les leurres olfactifs sont utilisés depuis le XIVè siècle par certaines populations méditerranéennes afin de maîtriser la sensation de faim lors des grands jeûnes religieux.
Forts de cette expérience, des chercheurs Français ont mis au point un trompe-faim olfactif constitué de clou de girofle, de musc animal et d'odeurs péri-alimentaires (vanille, café, cannelle), et mimétiques (orange, miel, banane...).
Testé en étude ouverte chez 112 grignoteurs adultes pendant 6 semaines, 72% des sujets le considèrent comme une " excellente " ou " bonne " aide subjective. Sur le plan objectif, une perte de poids moyenne de 4.3kg est obtenue; des résultats comparables ont été obtenus lors d'une étude Américaine sur 3193 sujets.
" Ce leurre olfactif ne s'adresse pas aux hyperphages, mais uniquement à des sujets grignoteurs motivés, prévient le Dr. DUKAN. C'est une béquille qui substitue un sens à un autre. Il possède aussi un effet tranquillisant, voire talismanique ". Avis partagé par le Docteur FRICKER (Nutritionniste à l'hôpital BICHAT) pour qui ce produit est une forme de thérapie comportementale.
Il peut être utilisé sans risque de surdosage ni effets secondaires. Notons qu'il
existe déjà un leurre presque identique utilisé dans le traitement anti-tabac.
A suivre donc cette voie pouvant être d'un appoint fort important dans la thérapie de ces sujets grignoteurs, au besoin en association avec les polypeptides neurotransmetteurs dont on parle de plus en plus.
Docteur M.
( KIDINE© En pharmacies - Laboratoire AMIDO)
MÉDECINE ESTHÉTIQUE
La Société COLLAGEN FRANCE présente un nouveau gel viscoélastique HYLAFORM©
(gel d'HylanB) qui assure le comblement des dépressions cutanées car il permet de
corriger facilement et immédiatement rides et ridules.
Ce produit qui a obtenu le marquage CE, est une forme réticulée unique d'hyaluronane.
Dérivé de l'acide hyaluronique, la hyaluronane est
présente dans la matrice intercellulaire de tous les tissus humains et joue un rôle
important dans l'hydratation de la peau et la viscoélasticité. Au fil du temps, la
teneur en Hyaluronane de la peau diminue et contribue au vieillissement cutané.
L'Hylan B étant un polysaccharide, il ne présente ni spécificité tissulaire, ni
spécificité d'espèce. L'on peut donc utiliser ce produit sans test cutané
préalable. Les études cliniques réalisées sur 279 patients montrent un taux de
satisfaction élevé (>80%) ainsi qu'une durabilité élevée (52 semaines) et une
excellente tolérance.
La technique d'injection réservée aux médecins s'effectue dans les ridules
superficielles mais aussi dans les rides, sillons et cicatrices marquées. L'injection est
à faire (avec ou sans anesthésie locale) dans le derme
réticulaire (derme moyen à profond) en évitant toute surcorrection.
Produit à suivre permettant donc d'apporter de réels avantages par rapport aux collagènes tant dans son acceptabilité ( acide Hyaluronique et non collagène bovin) que dans sa durée et dans sa possibilité de pause immédiate sans tests.
Docteur M.
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LES NEWS AU 13 SEPTEMBRE 2005
DIÉTÉTIQUE
L'organisme métaboliserait moins vite les graisses la nuit que le jour. A calories égales, ceux qui mangent beaucoup le soir seraient donc plus à risque de devenir obèses que ceux qui privilégient le petit déjeuner et le déjeuner. Dans certains cas, il pourrait suffire de décaler les apports pour obtenir une perte de poids.
Ces conclusions sont celles du Professeur DANGUIR lors du 2ème Congrès International sur l'OBÉSITÉ qui s'est déroulé à Tunis. Cela conforte donc dans le respect du schéma suivant bien connu :
Un petit déjeuner d'empereur
Un déjeuner de Prince
et un dîner de mendiant !
CHIRURGIE
Certaines obésités morbides peuvent désormais bénéficier d'une gastroplastie par abord coelioscopique avec pose d'un anneau de Kuzmak. Cet anneau en silicone est placé autour de l'estomac et comporte un ballon relié par un cathéter à un réservoir sous-cutané; son volume peut donc être simplement modifié sous anesthésie locale. Ainsi posé et rempli, il assure une diminution du volume de l'estomac et donc du bol alimentaire entraînant donc une impression de satiété très rapide.
L'indication ne peut-être posée qu'après avis d'une médico-chirurgicale pluridisciplinaire, selon des critères précis : IMC>40kg/m², âge entre 18 et 50 ans, obésité stable depuis 5 ans, échecs d'autres prises en charge au moins depuis 1 an, complications somatiques sévères, patients bien informés et motivés, absence de prise d'alcool ou drogue, absence de pathologie endocrinienne, risque chirurgical acceptable.
Les résultats de cette technique semblent très encourageants en comparaison aux techniques anciennes (courts-circuits intestinaux ou gastriques, gastrectomies, vissage des mâchoires...) et l'équipe du Professeur CADIERE (Bruxelles) note une perte d'excès pondéral de 20% après un mois et de 60% au bout d'un an. Une nouvelle évaluation est en cours sur un terme plus long.
Gageons que les résultats seront forts intéressants mais cela ne doit pas faire oublier que ces sujets devront s'assurer d'une diététique appropriée (évitant les aliments liquides hypercaloriques), d'une hygiène de vie adaptée et d'un mental construit assurant une image corporelle adaptée dans le cadre d'une psychothérapie indispensable.
OENOLOGIE
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VIN ET SANTÉ
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De tous temps aux Indes, le vin a été considéré comme tonifiant de lesprit et du corps, antidote à linsomnie, à la mélancolie, à la fatigue, stimulant de lappétit, du bonheur, de la digestion.
Deux traités médicaux fournissent dimportants renseignements sur la nature, les effets utiles ou nuisibles du vin chez les hindous : Charaka-Samhitâ (IIe siécle avant J.C.) et Sushruta-Samhitâ (VIe siécle avant J.C. ).
Tout dabord quentend-t-on dans lInde classique par vin (madyavarga)? Il sagit dune «appellation » globale des diverses boissons alcoolisées, comme en Chine, obtenues par fermentation des fruits, des racines, darbres, de feuilles et de baies. On se sert aussi du jus de palmier et du miel. Il faut y ajouter les formules composées. Au total 84 variétés de vin permettent de réjouir le palais des Indiens. Les consommateurs évoqués dans ces traités appartiennent sans doute à la gentry car ils consomment du vin dune manière subtile, dans un environnement agréable très « cosy ». Serein, et paisible, le buveur sinstalle sur le lit confortable et sadosse à des coussins moelleux, de préférence après le coucher du soleil, lorsque lair se rafraîchit. Il apprécie le parfum des fleurs, les formes rebondies des jeunes filles et commence par adresser une prière aux dieux.
Considéré comme aliment et comme médicament, le vin sert aussi de support médicamenteux. Ses vertus anxiolytiques, antalgiques rendent service au malade destiné à bénéficier dune intervention chirurgicale. De quelle manière agit le vin ?
Selon maître Charaka, passés les effets agréables et réjouissants dun premier stade, le consommateur qui continue à boire titube et tient des propos incohérents Sa parole devient pâteuse et laryngée. Au troisième stade, le malheureux ressemble à un arbre abattu qui gît de tout son long et ne profite même plus des effets euphoriques du début.
Sushruta note aussi la fâcheuse tendance du buveur à faire des confidences et à livrer des secrets (1).
Laction du vin de dépend pas seulement de ses propriétés intrinsèques mais aussi du tempérament dont relève le consommateur.
- Le sattvika sage, porté au bien, éprouve de lagrément.
- Le rajasika passionné et violent sattriste, pense au suicide.
- Le tamasika stupide, vulgaire, vantard, somnolent est la proie dobsession érotiques.
Par quel mécanisme agit le vin sur lorganisme? Pour lÂyurvéda (2) , toute substance pénétrant dans lorganisme modifie son équilibre humoral. Trois humeurs (énergies) dominent la physiologie, la pathologie et les traitements ayurvédiques.
- Vâyu, qui répond au vent, représente le dynamisme de lorganisme, son élan vital, sa motricité interne.
- Pitta répond à lénergie thermique et se trouve connectée au soleil.
- Kapha, refroidissante, humidifiante se rapporte à la lune. Elle est antagoniste de la précédente.
Léquilibre humoral varie en fonction de lâge, du sexe, des origines géographiques du sujet, et de son tempérament. Il varie aussi en fonction des heures de la journée et du changement de saison. Le déséquilibre humoral (ce qui rappelle Hippocrate) engendre la maladie. Le traitement doit sefforcer de le rétablir en supprimant les causes déclenchantes (nidâna), en agissant par le régime et par les médicaments surtout dorigine végétale.
Les « vins » agissent donc en fonction de leur composition :
- Sura ou vin de riz excite kapha et freine vâyu (du non-vin, au sens moderne!)
- Jagala ou vin fabriqué avec du marc de raisin domine vâyu. Il est astringent et antidiarrhéique.
- Madhulika ou vin dorge, accentue kapha doù la diminution des fèces et les urines.
- Dhânyâmamlam provenant du gruau fermenté, possède de nombreuses et bénéfiques vertus au point dêtre utilisé comme boisson, en gargarisme, en lotion, et en injection rectales ! Il diminue kapha et vâyu, stimule lappétit, calme les douleurs, les brûlures de la peau, enlève les odeurs déplaisantes, le mauvais goût, soulage la soif, diminue la fatigue et sert éventuellement de purge. Il diminue le mal de mer : un vin anti-eau ?.
Les médecins ont décrit aussi les symptômes de lalcoolisme
chronique et insisté sur leur gravité. Parmi les traitements proposés, la
thermothérapie humaine trouverait sans doute des partisans convaincus en occident (!). On
demandait à une jeune fille bien sous tout rapport, précise le Dr Sigaléa, de se coller
toute nue au malade frissonnant (3) pour le réchauffer : un traitement à la portée
de toutes les bourses?
LE VIN ET LES GRANDS MOGHOLS
Une grande dynastie marquée au sceau du vin
par 3 empereurs sur 6 !
La brillante dynastie musulmane des Grands-Moghols, dorigine cental-asiatique a régné en Inde du Nord de 1526 à 1858. En dépit de leur religion, ces empereurs ne dédaignaient pas la boisson et en abusaient parfois. Il est vrai quils avaient de qui tenir. Leur ancêtre Tamerlan (1336-1405), offrait de brillantes réceptions dans ses nombreuses résidences de Samarcande.
Ces fêtes avaient lieu dans les jardins avec un serveur de vin pour deux invités : ivresse obligatoire, sous peine de vexer lhôte. La reine offrait les mêmes libations confinant à la beuverie. Lambassadeur dEspagne (4) ne pouvait se soustraire à ces ripailles orgiaques. Il nétait plaisir sans ivresse !
Babur descendant de Tamerlan, éthylique, renonça à la boisson avant la bataille de Khanua (1527) en exprimant, ses souffrances après avoir vidé ses réserves de vin, véritable syndrome de manque selon ces propos:
Son fils Hummayun se droguait et buvait, alors que le petit-fils était plus modéré (Akbar). Jahangir le suivant, fut un grand éthylique (1606-1627). Il buvait du vin couplé avec de lalcool, dés lâge de 17 ans ! (5) Il consulta, alors adulte pris de tremblement incontrôlables, le médecin Human qui lui dit :
Seigneur du monde, de la manière dont vous buvez, que Dieu vous garde, dans les six mois, les choses deviendront désespérées.
Effrayé, Jahangir, diminua petit à petit sa ration quotidienne de vin, mais récidiva au bout de sept ans. Sa santé se dégrada et il commença à souffrir dune probable myocardite éthylique. Une fois son mari sevré, la reine organisa une « Fête de la guérison » mais le monarque mourut, six ans après, alors que lui même avait interdit la fabrication de lalcool en montant sur le trône !
Le Dr Pléven, anecdotiquement, rappelle que lInde ne nous a pas laissé de chansons à boire proprement dites, chansons chargées de tout temps dadoucir les chagrins et les angoisses de lHomme (au sens large qui embrasse la femme). Livresse, muse gaillarde, dispense la panacée *, le rire, vrai remède de lâme.
On utilise ces vins médicinaux, encore en pharmacie, épicés comme nos hypocras médiévaux, dans lâyurvéda moderne en toniques digestifs (6).
Livresse éthylique céda le pas à livresse amoureuse dans la culture ancienne hindoue : une autre griserie !