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| Dr Marcel METANOMSKI | |
| Dr Marcel METANOMSKI | |
| Dr Gilbert HADDAD |
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GÉNÉRALITÉS
Il existe de nombreux traitements médicaux permettant de combattre lalopécie mais aucuns dentre eux nassurent dune façon définitive la repousse du cheveu. Tout au plus permettent-il de ralentir cette chute (soins locaux préventifs, vitaminothérapie, hormonothérapie) voire de traiter lélément causal de cette chute capillaire sil est retrouvé (infections, médicaments, stress...).
Prothèses et implants de cheveux artificiels ayant montrés leurs limites, seul un traitement chirurgical adapté assure une correction importante et définitive de la calvitie. Réduction de tonsure - extension et/ou lambeaux chirurgicaux permettront le comblement dune calvitie majeure mais le traitement de choix de la calvitie androgénique fait le plus souvent appel à la technique des micro et mini-greffes de cheveux. Cette chirurgie est confrontée à trois problèmes : la minutie des manipulations, la durée, et la multiplicité des interventions pour obtenir des résultats satisfaisants.
Rappelons que la technique dautogreffe repose sur le prélèvement de petits cylindres ou cubes de cuir chevelu dun diamètre de 1 à 4 mm. et comportant la tige du cheveu avec sa racine ou bulbe. Ce prélèvement a lieu dans le territoire occipital (zone donneuse) qui est une zone où les cheveux ne sont jamais atteints par le processus de calvitie car ils sont programmés génétiquement pour pousser toute la vie. La conséquence majeure de ce dernier point est que ces cheveux transplantés gardent leur pouvoir génétique initial (OKUDA, TAMURA, ORENTREICH).
L' APPROCHE CHIRURGICALE
Lintervention esthétique est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale après un bilan préopératoire traditionnel simple. Elle nécessite la présence d'un opérateur avec ses assistants(es) qui assurent le prélèvement postérieur, la découpe des microgreffons puis la réimplantation dans le même temps opératoire.
Le prélèvement des implants de 1 à 5 cheveux avec
leurs racines est effectué sur une ligne reliant globalement les deux oreilles au niveau
occipital; ce prélèvement se fait de 2 façons :
Les sites receveurs auront été préalablement
préparés soit par trous (pratiqués là encore avec le même
appareil à radiofréquence haute fréquence de 4MGz
basse température) soit par des fentes à laide dune aiguille
NOKOR. Limplantation se fait alors de proche en proche.
Les suites opératoires sont simples et la reprise
dune activité professionnelle immédiate, sans arrêt de travail. Après une chute
naturelle initiale du cheveu réimplanté (non obligatoire et moins fréquente lors de
lutilisation des fentes), ceux-ci repousseront définitivement au bout de 3 mois.
La présence dune cicatrice nécessitera le port dun bandage si la technique
utilisée a été lemploi des bandelettes. Aucun pansement nest utile pour la
technique directe par punch sur fentes. Le faible traumatisme occipital permet en outre de
pouvoir ré intervenir rapidement (2 à 3 mois) afin de réaliser une deuxième série de
greffes si la surface à corriger est trop importante.
Les indications de cette technique de réimplantation par autogreffe capillaire sont nombreuses. Elle permet dassurer le traitement de la calvitie (à coupler au besoin avec des interventions dextension ou de lambeau) mais aussi (et surtout) des alopécies localisées incomplètes du sujet jeune. Notons son intérêt certain dans la correction de cicatrices alopéciques post-traumatiques ou iatrogènes (lift). Plus complexe chez le sujet à peau noire compte tenu du caractère crépu du cheveu, cette technique reste parfaitement réalisable avec des résultats spectaculaires de part le pouvoir couvrant du cheveu crépu.




CONCLUSIONS
Cette technique, maniée avec dextérité par une équipe rompue, assure la réimplantation définitive et rapide à moindre coût (environ 2 à 4000 euros) dune quantité importante de cheveux (500 à 5000) sans altérer la qualité des résultats esthétiques et sans risque de rejet. Sa simplicité de mise en place autorise la répétition sans risque des séances de micro transplantation si la surface à greffer est trop importante.
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© Docteur Marcel METANOMSKI |
| GÉNÉRALITÉS | Cette
technique assure la possibilité de réduire une calvitie pouvant aller jusqu'à 10cm
dans son plus grand diamètre pratiquement en 1 à 2 séances en utilisant la capacité
élastique et rétractile du cuir chevelu.
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LA MÉTHODE |
Lintervention
esthétique est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale potentialisée
voire neuroleptanalgésie après un bilan préopératoire traditionnel simple.
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1 MOIS APRES pose du 2ème.extenseur - Dessin final ![]() 8 JOURS APRES ABLATION MATERIEL Photos Metanomski © |
| LES RÉSULTATS | Cette
intervention peut être douloureuse après l'acte opératoire en lui-même (qui lui ne
l'est pas) du fait de la traction sur les berges du cuir chevelu à rapprocher, surtout si
la zone à réduire est importante. Un risque d'oedème, d'hématome et d'infection existe nécessitant une surveillance adaptée. Il en est de même du risque de désunion de la cicatrice qu'il faudra surveiller. Parfois même l'extenseur n'est pas toléré pendant le mois prévu aussi il sera enlevé par sécurité. Dans la grande majorité des cas, heureusement, les suites opératoires sont simples et la reprise dune activité professionnelle immédiate, sans arrêt de travail. La présence dune
cicatrice importante pourra imposer une microgreffe capillaire afin de masquer celle-ci.
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| LES PRIX | Compter
en moyenne 4000 à 4500 euros les 2 séances chirurgicales (pose et dépose du matériel 1
mois plus tard), en clinique dans un bloc chirurgical avec surveillance post-opératoire
en chambre pour quelques heures. Intervention non remboursée par la sécurité Sociale.
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Comme dans toute chirurgie la consultation pré - opératoire est primordiale; elle a pour but :
Au cours de cette consultation, un bilan local doit être précisément établi car de lui dépend le type d'intervention donc la qualité du résultat .L'examen clinique de la paroi abdominale doit porter sur l'évaluation de l'état de quatre éléments :
La
peau
Elle peut être lisse, fripée, vergeturée, cicatricielle et dans ce cas il faudra préciser le nombre, la dimension, le siège l'ancienneté de ces cicatrices car elles peuvent être une contre-indication à l'intervention. Enfin il faut apprécier l'épaisseur de la peau car elle influe sur la qualité de la cicatrice future
La
graisse sous cutanée peut être :
L'examen
de la sangle musculo-aponévrotique fera préciser :
En fin d'examen il faudra opposer les ventres brévilignes où la distance ombilico-pubienne est courte et où l'abaissement de la peau sus ombilicale au pubis sera relativement aisée, aux ventres longilignes où cette distance est grande et donc l'abaissement plus laborieux . Enfin il faudra surtout préciser au patient quelles lésions seront supprimées et celles qui ne le seront pas en s'aidant de photos à développement instantané de face et de profil de sorte qu'il en soit parfaitement informé et plus que tout, la forme, la localisation, et la dimension de ou des cicatrices éventuelles .
On demandera un bilan pré opératoire en accord avec l'anesthésiste qui seul pourra décider avec le patient du type d'anesthésie à réaliser .
L'analyse de ces différentes données permet de distinguer 4 types d'intervention:
Type I
La graisse est répartie de façon harmonieuse , la peau est tonique et sans excédent , la musculature est de bonne qualité. Dans ce cas précis seule la lipo-aspiration est indiquée . Cette intervention peut être réalisée en ambulatoire si la quantité de graisse à retirer n'est pas trop importante ou en hospitalisé si l'on prévoit d'importantes quantités à aspirer . L'intervention débutera par une infiltration généreuse de la zone à traiter et quelle que soit le mode d'aspiration que l'on utilisera , mécanique, ultrasons ou autres, les principes fondamentaux de la lipo-aspiration devront être respectés . Pour cela on utilisera des canules de faible diamètre , la réalisation de tunnels croisés et réguliers , et surtout la quantité de graisse extraite devra correspondre à celle évaluée en pré -opératoire . Dans le cas de patient ayant un syndrome pré menstruel l'intervention sera proposée en début de cycle afin d'éviter les sur-corrections due à la rétention d'eau présente dans ce syndrome très fréquent à l'approche de la quarantaine . Le patient portera en post opératoire soit des pansements modelants soit une gaine qu'il gardera sans discontinuité pendant 8 jours environ.
Type II
Il existe un excès de graisse de peau et un relâchement musculaire . Ces déformations siègent dans la partie sous ombilicale . Il faudra combiner la lipo-aspiration avec le traitement de la sangle abdominale et exciser l'excèdent cutané.Le décollement cutané ne dépassera pas l'ombilic et l'incision reste confinée dans les poils pubiens . C'est la mini abdominoplastie .Cette intervention se fera de préférence en hospitalisé et sous péridurale . Un drain aspiratif sera laissé en place pour assurer un drainage efficace associé à une hémostase rigoureuse per-opératoire . L'ombilic ne sera pas modifié . La gaine portée en post opératoire assurera une compression efficace et par la même occasion apportera un certain confort au patient.
Type III
Les déformations sont plus importantes et intéressent la partie sus et sous ombilicale. A la lipo-aspiration il faudra associer un geste chirurgical plus important. L'incision dépasse latéralement les poils pubiens, le décollement cutané atteint la partie supérieure des lésions à corriger, l'ombilic sera ou non déplacé en fonction de la morphologie des patients, dans tous les cas ce déplacement ne dépassera pas 2 à 3 cm et respectera une distance de 10 cm par rapport au pubis, la quantité de peau réséquée est plus importante . Les suites opératoires sont un peu plus marquées que dans le type II.
Type IV
Il s'agit de personnes ayant eu des problèmes de poids, ou un amaigrissement important . La peau est flasque, on note un relâchement musculaire très prononcé, et la graisse n'est pas répartie de façon harmonieuse ; On débute l'intervention par la lipo-aspiration ou peut être réalisée après le décollement du lambeau cutané, l'incision est placée dans un pli, le décollement cutané atteint les fausses côtes sans jamais les dépasser , l' ombilic est refait . La quantité de peau réséquée est plus importante que dans le type III. C'est la plastie abdominale classique qui est plus à visée réparatrice qu'esthétique.
Les soins post opératoires :
Tous les patients opérés porteront une gaine de contention pendant 8 jours
sans discontinuité puis de façon intermittente la 2eme semaine. On prescrira un
antibiotique à large spectre. La levée se fera au fauteuil dés le lendemain et la
marche assistée dés la 48 eme heure. Dans les types III et IV on conservera une voie
veineuse pour une réanimation éventuelle. La douleur post opératoire est plus
importante dans la lipo-succion de l'abdomen que dans d'autre localisation et est majorée
en cas de plicature musculaire mais elles ne doivent pas faire méconnaître un hématome
. Toutes les sutures seront retirées au 10 em jour et une reprise progressive de
l'activité est autorisée pour revenir à la normale dés la 3eme semaine.

Les complications :
Elles peuvent résulter soit de la lipo-aspiration soit de la chirurgie soit de
la combinaison des deux. Les plus fréquentes sont des irrégularités de surface et/ou
des contours , des indurations transitoires de certains endroits de la paroi abdominale,
et chez l'homme un dème et une dépigmentation scrotale
Celles liées à la chirurgie sont les hémorragies les écoulements séreux, et les problèmes liées à la cicatrisation . La fréquence des écoulements séreux est augmentée en cas d'aspiration de grandes quantités de graisse et de décollement important entraînant une interruption des chaînes lymphatiques et nécessitent des ponctions itératives jusqu'à leur résolution.
Des complications plus dramatiques comme la nécrose et l'embolie pulmonaire peuvent survenir . Elles peuvent être évitées en respectant les règles d'asepsie , en réalisant une hémostase rigoureuse et en proscrivant les sutures sous tension . Quant à l'embolie pulmonaire elle sera prévenue par le lever précoce et la mise sous anticoagulant des patients prédisposés.
Des études récentes faites par Nahai Brown et Vasconez sur la vascularisation de la paroi abdominale ont montré que la majeure partie de cette vascularisation était interrompue lors de toute plastie abdominale et seule la vascularisation provenant des artères mammaires externes, inter costales et iliaque persistaient. Aussi ils préconisent lors de la planification d'une plastie type III et IV d'éviter d'aspirer ou de décoller le lambeau cutané au delà d'un arc de cercle passant par la ligne axillaire antérieure, l'épine iliaque antéro-supérieure, et le pli inguinal ou alors réaliser dans un premier temps la lipo-aspiration puis 6 à 8 semaines plus tard réaliser la plastie.
En conclusion la chirurgie abdominale a
fait d'énormes progrès grâce à la lipo-aspiration permettant des traitements à la
carte . Les résultats obtenus ne peuvent être pérennisés que par un suivi régulier
faisant appel à des équipes pluridisciplinaires travaillant dans le domaine de
l'esthétique .