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Association Européenne de Médecine Esthétique et de Diététique

NUTRITION
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Dr Marcel METANOMSKI La Programmation Psycho-Nutritionnelle
                             
Dr. Marc LAGRANGE La Chirurgie bariatique
                              

TOUT SAVOIR SUR LA CHIRURGIE BARIATRIQUE
Dr. Dominique THOMÉ "Autour du repas" Quelques pistes du point de vue psychiatrique
                              
Dr Jean-Marie MARINEAU  L'importance des sels minéraux dans le jeûne protéiné
Dr Michel MASSOL  La supplémentation proteique
Dr Marcel METANOMSKI  Découvrir la diète proteïque
Dr Marcel METANOMSKI Dynamique psycho-esthétique
Dr Marcel METANOMSKI Le cinéma mental
Dr Jean Marie MARINEAU Mise au point sur le protocole
    du jeûne protéinée
                              

 

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L'IMPORTANCE DES SELS MINERAUX
DANS LE JEUNE PROTEINE


© Docteur Jean-Marie MARINEAU

Au cours du JEÛNE PROTÉINÉ, où l'apport de tout aliment solide est exclus, il est impératif de fournir à l'organisme sa ration quotidienne de nutriments essentiels. Nous devons donc prescrire à nos patients tous ces nutriments en fonction des exigences quotidiennes établies par l'OMS.

Nous connaissons depuis longtemps l'action vitale jouée par les sels minéraux dans l'intégrité cellulaire du corps humain. L'apport judicieux et bien dosé de ces sels dans un JEÛNE

PROTÉINÉ exige du thérapeute une connaissance bien éclairée de la physiologie humaine.

Tous les sels minéraux ont leur importance et chacun joue un rôle particulier dans l'organisme. Je voudrais toutefois insister sur trois sels dont la présence et le bon dosage sont capital pour la santé de nos patients et pour la bonne marche et la sécurité d'un JEÛNE PROTÉINÉ.

LE POTASSIUM

1. son rôle

Le potassium est le principal cation intracellulaire. Il est un déterminant majeur du volume cellulaire et de l'osmolarité des liquides corporels. De plus, il est un important cofacteur de nombreux processus métaboliques. Le potassium extracellulaire, bien que ne représentant qu'une faible fraction du total, exerce une grande influence sur le fonctionnement neuromusculaire. C'est au cours d'un jeûne que le potassium prend toute son importance puisqu'il est responsable de la contraction musculaire et de la conduction des impulsions nerveuses. Personne n'ignore le rôle vital que joue le potassium sur les contractions du muscle cardiaque.

2. ses besoins

Est-il nécessaire de rappeler que les besoins quotidiens minimums essentiels du potassium au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ sont de 40 mEq (5 g) et que 20 p. cent des malades ont besoin de 55 à 70 mEq (6 à 8 g). D'ailleurs, les professeurs Blackburn, Janis, Dean, Amatruda et bien d'autres prescrivent toujours à leurs patients entre 55 et 70 mEq de potassium quotidiennement. Chez les sportifs, il est important, à cause de la déplétion due à la sudation, d'augmenter la dose quotidienne de potassium de 10 mEq (1 g) pour éviter la faiblesse musculaire.

3. l'hypokaliémie

Au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, cette condition doit tout d'abord être évitée en prenant soin de prescrire le bon dosage de potassium, c'est-à-dire au moins 40 mEq (5 g); et elle doit être corrigée rapidement dans l'éventualité où elle survient puisque les caractéristiques les plus manifestes de l'hypokaliémie et de la déplétion potassique sont d'ordre neuromusculaire. Il est important de se rappeler que certaines hormones comme l'insuline module la distribution du potassium entre les milieux extracellulaire et intracellulaire. Sachant que l'insuline stimule l'entrée du potassium dans les cellules et que cette hormone, dans le but d'éviter son effet anabolique sur le métabolisme des triglycérides, est maintenue au plus bas niveau au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, il serait donc dangereux de prescrire une dose de potassium en deçà des besoins minimums essentiels à nos patients, c'est-à-dire 40 mEq (5 g) par jour.

Au cours de son exposé intitulé : "Practical Applications of the Protein Sparing Modified Fast" qu'il a donné devant l'AMERICAN SOCIETY OF BARIATRIC PHYSICIANS, le docteur Ira Fishman prévient qu'un médecin qui ne se conforme pas au protocole du professeur Blackburn doit s'attendre à de sérieux ennuis. Pour la sécurité de nos patients, nous devons nous rappeler que le potassium plasmatique ne reflète pas la concentration intracellulaire de ce cation. Il est donc hasardeux et même dangereux de prescrire ou d'ajuster une dose de potassium en se fiant uniquement à un ionogramme. La clinique doit servir avant tout de guide dans l'ajustement du potassium au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ. Les caractéristiques les plus manifestes de l'hypokaliémie et de la déplétion potassique sont d'ordre neuromusculaire : faiblesse musculaire surtout des membres inférieurs et dorsalgie. Ces deux signes sont les témoins fidèles d'une hypokaliémie et d'une diminution potassique dans le milieu intracellulaire. Dans les cas d'hypokaliémie grave ou de carence en potassium, des anomalies électrocardiographiques sont courantes. Les modifications caractéristiques comprennent un aplatissement et une diversion de l'onde T, une accentuation de l'onde U et un fléchissement du segment ST. Finalement, rappelons-nous qu'au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, le seul apport en potassium qui permet de combler les besoins minimums essentiels d'un individu provient de la supplémentation ; tandis qu'au cours d'un JEÛNE ABSOLU, une certaine quantité de ce sel est libéré par la protéolyse.

4. l'hyperkaliémie

En dehors d'une insuffisance rénale aiguë, d'une insuffisance rénale chronique grave ou d'une atteinte tubulaire, il faut rarement craindre une hyperkaliémie au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ. Nous savons que la quasi-totalité des 50 à 150 mEq de potassium absorbé quotidiennement dans notre nourriture est excrétée dans l'urine à l'exception de quelques mEq. Il n'y a donc aucune possibilité d'hyperkaliémie dans un JEÛNE PROTÉINÉ puisque nous ne donnons en moyenne que 40 à 70 mEq de potassium. D'ailleurs, chez un individu en santé qui présenterait une hyperkaliémie, l'excès de potassium serait rapidement excrété ; la moitié environ d'une surcharge aiguë apparaîtrait dans l'urine au cours des 12 heures qui suivraient.



5. les types de potassium

Au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, nous devons utiliser de préférence un potassium dont l'anion est métabolisable (tartrate ou bicarbonate) pour contrebalancer la légère acidose qui survient et pour éviter l'ulcération intestinale. Toutefois, plusieurs médecins utilisent un chlorure de potassium sans constater d'inconvénients majeurs. A titre d'exemple, voici deux marques de potassium couramment utilisées :

NATI-K (tartrate) : 9 dragées par jour en trois prises

DIFFU-K (chlorure) : 6 dragées par jour en trois prises

En conclusion, le potassium, par son rôle particulier et essentiel sur le fonctionnement neuromusculaire, oblige, de la part du thérapeute, une maîtrise parfaite des connaissances physiologiques de ce sel et de son application clinique.

LE CALCIUM

Les besoins calciques minimums chez l'adulte sont de 800 mg à 1 g par jour. Pour compenser le catabolisme osseux que l'on retrouve au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, le professeur Cahill a établi qu'il fallait fournir à l'organisme 1 g de calcium quotidiennement. Chez la femme ovariectomisée ou en post-ménopause, ces besoins montent à 1,5 g par jour. Donc, pour éviter la décalcification, nous devons insister auprès de nos malades pour qu'ils respectent nos prescriptions. Rappelons qu'une hypocalcémie, surtout au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, se manifeste la plupart du temps par des crampes musculaires nocturnes. Il suffit d'augmenter la dose de calcium pour éliminer rapidement ces malaises.

LE SODIUM

Le sodium est le cation principal du liquide extracellulaire et joue un rôle capital dans la régulation de son volume et de son osmolarité. Au cours d'un JEÛNE PROTÉINÉ, il faut éviter l'hyponatrémie puisque l'hypotension qui s'ensuit et les symptômes qu'elle provoque : étourdissements, manque d'énergie, manque d'entrain, grande lassitude, sensation de fatigue, somnolence et palpitations, sont malheureusement interprétés par les patients comme une résultante et une conséquence du JEÛNE PROTÉINÉ. Pour éviter l'hyponatrémie, il faut prescrire au moins 3 g de sodium par jour sous forme de NaCl dosé à 0,5 g : 6 comprimés en 3 prises. Il n'est pas rare de constater que certains patients ont besoin de 6 g de sodium par jour. Pour éviter l'hypotension orthostatique chez les sportifs, il ne faut pas hésiter à augmenter la dose de sodium.

Docteur Jean-Marie Marineau

 

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LA SUPPLEMENTATION PROTEIQUE
un des aspects de la NUTRITHERAPIE


© Docteur Michel MASSOL
Professeur à l'Université TOULOUSE III
Biochimiste, Nutrithérapeute

Prévenir les effets du vieillissement et la morbidité liée à diverses maladies par l'amélioration de l'apport alimentaire, parait aujourd'hui admis par une majorité des représentants de la communauté scientifique et médicale.

Les enquêtes épidémiologiques révèlent que les populations des pays avancés ont paradoxalement un statut nutritionnel déséquilibré; leur alimentation est caractérisée par l'abondance de graisses saturées et l'exès de sucres "rapides", l'insuffisance d'acides gras polyinsaturés et des subcarences en vitamines et minéraux traces.

La médecine nutritionnelle, préventive et curative, développée sous l'appellation NUTRITHERAPIE, consiste à corriger puis à optimiser les fonctions métaboliques cellulaires, donc les fonctions physiologiques tissulaires. Elle a sa place dans l'arsenal thérapeutique moderne; proposée par le médecin sur la base de conseils diététiques, elle recours à la supplémentation en divers facteurs alimentaires: macro- et micro-nutriments.

Vitamines et oligoéléments constituent les micronutriments, essentiels au bon équilibre biochimique des tissus. Leurs fonctions catalytiques et protectrices cellulaires en font les facteurs nécessaires à la régénération tissulaire et à la lutte contre le vieillissement, en particulier par le contrôle des processus liés à l'activité de l'oxygène dans l'organisme. A ce sujet l'opération SUVIMAX conduite actuellement en France, doit apporter dans quelques années une réponse définitive sur l'opportunité de corriger le statut nutritionnel en facteurs antioxydants.

Les acides gras mono- et poly-insaturés, constituants des apports lipidiques d'origine végétale et animale, concourent également au maintien du métabolisme cellulaire (en particulier oxydant) et à l'intégrité tissulaire par la qualité des membranes phospholipidiques.

Les protéines quant à elles, à travers les acides aminés qui résultent de leur digestion, font partie des macronutriments indispensables à la vie cellulaire, principalement des tissus musculaires et neurologiques. L'apport quotidien souhaité est de l'ordre de 1,2 g par kilo de poids corporel chez la femme (et de 1,5 g/kg chez l'homme). Cet apport résulte d'une alimentation équilibrée où la part des protéines est en calories de l'ordre de 15% (55% pour les glucides et 30% pour les lipides), avec sensiblement les mêmes proportions de protéines d'origine végétale et animale.

Le rôle biologique fondamental des acides aminés est rappelons-le de permettre la synthèse par la cellule, sur la base de la programmation génétique, de tous les constituants protéiques tissulaires (structuraux ou circulants) nécessaires à la charpente de l'organisme (collagène, élastine, actine, myosine), au transport de multiples composants biologiques (albumine, transferrine,...) et à la communication cellulaire (neuromédiateurs, hormones, cytokines).

De très nombreuses situations pathologiques, fonctionnelles et organiques, peuvent être prises en charge par le médecin grâce à l'optimisation des apports nutritionnels, en particulier par l'utilisation thérapeutique des protéines et des acides aminés.

En matière de défense immunitaire l'apport protéique est évidemment capital pour l'élaboration des peptides de la communication et de la régulation de la prolifération lymphocytaire (récepteurs membranaires, interleukines, facteurs de croissance). Les immunoglobulines, les facteurs du complément sont égalements les partenaires essentiels de l'immunité humorale adaptative. Parmi tous les acides aminés indispensables à l'immunité on peut mettre l'accent sur ceux qui participent au contrôle des stress oxydants: la cystéine en tant qu'antioxydant à fonction thiol et l'arginine précurseur du monoxyde d'azote NO° qui participe à l'équilbre de la production des espèces radicalaires de l'oxygène (thème des radicaux libres oxygénés et immunité qui fait l'objet de trés nombreux travaux actuellement).

La place des protéines et des acides aminés est particulièrement importante dans tous les états d'hypercatabolisme liés à des problèmes infectieux. La supplémentation hyperprotéinée prend toute sa place dans le cas des patients atteints de SIDA où la fonte musculaire est le témoignage d'une forte évolution de la maladie. Elle devrait être prescrite de façon systématique lors de toute découverte d'une séropositivité au VIH. Il devrait en être de même pour toute infection chronique telle que les hépatites virales, les troubles infectieux digestifs, pulmonaires, urinaires.

Concernant les régulations endocriniennes rappelons l'importance des hormones peptidiques du système nerveux central (stimulines hypophysaires) sur les fonctions ovariennes, thyroïdiennes et surrénaliennes; de la thymuline pour les fonctions lymphocytaires, de l'insuline et du glucagon pour le contrôle de la glycémie. L'intégrité des structures glandulaires, la qualité des neurohormones peptidiques, celle des récepteurs membranaires sont tributaires de l'apport nutritionnel en acides aminés et constituent les fondements des relations entre neuropsychisme, immunité et endocrinologie.

Au niveau psychocomportemental en effet, l'apport protéique conditionne totalement la biosynthèse des neuromédiateurs cérébraux. R. WURTMAN a pu démontrer l'existence d'une relation linéaire entre l'apport alimentaire de plusieurs acides aminés et la teneur cérébrale en ces neuromédiateurs: en particulier pour la phényl alanine ou la tyrosine précurseurs de la dopamine, de la noradrénaline et de l'adrénaline, pour l'acide glutamique précurseur de la GABA, ainsi que pour le tryptophane à l'origine de la sérotonine. La correction d'une éventuelle carence, voire la supplémentation à dose supraphysiologique constituent des armes thérapeutiques pour corriger les troubles du comportement, particulièrement chez les sujets génétiquement vulnérables parce que anxieux, sensibles ou émotifs. On peut dans ces cas là proposer un apport de protéines riches en certains acide aminés; par exemple le recours à des protéines animales, lactées ou d'oeuf consommées en début de journée. Cet apport contribue à corriger une baisse du tryptophane du système nerveux central et à traiter des troubles du sommeil, de l' humeur et de l'appétit (théorie de l'amélioration de la biodisponibilité cérébrale du tryptophane par l'accroissement de sa diffusion à travers la barrière hématoencéphalique, en favorisant la consommation musculaire des compétiteurs TPLIV)

Précisément l'apport nutritionnel en acides aminés "aromatiques", Tyrosine, Phénylalanine, et "ramifiés", Leucine, Isoleucine et Valine participe activement à la constitution des protéines musculaires et à leur activité métabolique, notamment les capacités en anaérobie. Il doit s'y ajouter un apport correct en glutamine, précurseur de l'acide glutamique, le rapport Glu/GluNH2 constituant l'un des facteurs essentiel de l'activité musculaire, surtout chez les sportifs d'endurance.

Concernant la physiologie cardio-vasculaire, la recherche s'est intéressée ces dernières années à la valeur du rapport Lysine/Arginine. Ce rapport est augmenté lors de certains régimes trop riches en caséine (Lys/Arg=2,0) d'origine lactée; il favorise l'absorption des lipides, élève la synthèse endogène du cholestérol et accroît le processus d'athérogénèse. Par contre ce rapport est bas pour les protéines végétales et renforce l'intérêt d'une alimentation riche en céréales (soja: Lys/Arg=0,8) pour réduire les risques cardiovasculaires. De plus la correction d'une éventuelle carence en arginine contribue à l'amélioration des fonctions vasculaires par l'intermédiaire des effets vasodilatateurs du NO (EDRF) formé par l'oxydation de l'arginine en citrulline dans les cellules endothéliales. L'excès de lysine inhibe le transport membranaire de l'arginine, réduit l'activité de la NO-synthase et participe alors à un "effet toxique" sur le tonus vasculaire, par l'accroissement de l'adhésivité des plaquettes aux cellules endothéliales et par la levée de l'inhibition de l'oxydation des lipoprotéines.

Dans le domaine du contrôle pondéral on peut souligner l'intérêt d'une diète protéinée en accompagnement d'un régime hypocalorique. La réduction des apports glucidiques et lipidiques, et l'accroissement de celui des protéines, (avec surveillance du statut vitaminominéral, voire supplémentation adaptée) permet d'orienter le métabolisme vers la *-oxydation mitochondriale des acides gras (avec cétogénèse), tout en maintenant la glycémie par la néoglucogénèse et les fonctions neurologiques et musculaires. Grâce à un protocole personnalisé et sur une durée limitée mais renouvelable, la perte de poids correspond à la réduction de la masse grasse avec préservation de la masse maigre. La diète protéinée s'inscrit avec l'exercice physique dans une stratégie globale de traitement de l'obésité; elle concours à l'éducation nutritionnelle du patient et à l'amélioration de son hygiène de vie.

Nous terminerons ce bref aperçu relatif à l'intérêt d'un apport supplémentaire de protéines (et/ou d'aminoacides) par l'examen des situations à risque de carence en tel ou tel acide aminé. En premier lieu il faut songer aux états infectieux chroniques, qui affectent en particulier les personnes âgées et, ainsi qu'il en fut mention ci-dessus, les sujets atteints de SIDA, d'hépatites et de nombreuses maladies immunitaires. Dans tous ces cas la restauration d'un bilan azoté positif est une nécessité médicale. L'apport de protéines, grâce à l'amélioration diététique et/ou au recours à des formulations hyperprotéinées, en association avec la correction d'une éventuelle carence en vitamines et oligoéléments, est seul capable de restaurer les fonctions immunitaires. Et permet de sortir le sujet du cercle vicieux: infections-troubles digestifs-malabsorption-faiblesse immunitaire-infections, ce qui est particulièrement observé dans les états de malnutrition des pays sous développés.

En second lieu il faut penser à certaines carences induites par des régimes excessifs "végétaliens" ou même "végétariens". Ces conduites alimentaires de caractère socio-idéologique, malgré leur intérêt sur le plan protecteur cardiovasculaire, sont souvent pauvres en divers acides aminés (tryptophane, lysine, méthionine), en vitamines A, D et B12, en fer et en acides gras n-3 (EPA, DHA). De telles circonstances diététiques ne sont pas sans conséquences sur les fonctions musculaires (fatigabilité) et neurologiques, avec maintien ou aggravation des troubles psycho-comportementaux.

Pour conclure cette réflexion de caractère général sur la supplémentation protéique (ou en acides aminés), comme moyen thérapeutique, (dans le cadre d'une prise en charge nutritionnelle multifactorielle: NUTRITHERAPIE), nous souhaitons mentionner l'importance des conseils diététiques lors de la consultation médicale. Ces conseils sont toujours très appréciés des patients. Ils participent à l'effort pour l'EDUCATION à la SANTE auquel tout professionnel peut contribuer.

Toulouse le 30/05/1995
M. MASSOL

 

 

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DECOUVRIR LA DIETE PROTEIQUE


© Docteur Marcel METANOMSKI
Esthétique Médicale et Nutrition
Président de l'Association Européenne de Médecine Esthétique et de Diététique


Sous couvert d'une bonne prise en charge et d'une véritable rééducation alimentaire en fin d'amaigrissement, la diète protéique est un régime "scientifique" médicalisé permettant d'aboutir à des résultats particulièrement intéressants sans risques. Elle nécessite malgré tout de se tenir à un protocole précis et strict qui est le seul garant de la réussite de ce régime.



Physiologie

Ce régime est né de l'idée que les protéines ne sont pas des sources énergétiques importantes mais, elles doivent impérativement se trouver dans l'alimentation, et au complet, afin d'assurer une bon fonctionnement de l'organisme ( enzymes, hormones, transporteurs, etc... ) en maintenant la masse noble ( muscles ). Privé de glucides et de lipides, l'organisme se doit de fournir de l'énergie pour fonctionner aussi va-t'il transformer ses graisses de réserve en énergie par le biais, entre autre, d'une réaction chimique fabriquant de l'acétone. Cette cétogénèse permet au foie d'oxyder de grandes quantités d'acides gras devenant alors la principale source d'énergie. Il est important que les protéines ingérées ne soient pas mêlées à des hydrates de carbone; en effet une insulinémie normale ou augmentée empêche la mobilisation des graisses de stockage des cellules graisseuses et ainsi la montée d'acétone. Ce régime ( sans glucose ) maintient une glycémie sensiblement normale avec une insulinémie basse ( 80 % de la normale ).

Un rôle majeur est dévolue à l'acétone car l'acétone est le plus puissant coupe-faim naturel, tout en ayant un effet euphorisant ( parfois source d'énervement ). Ainsi ce régime très basse calorie ( 3 à 500 calories par jour ) a-t'il des avantages majeurs :



Mise en place

La mise en place de ces régimes ( réservés au corps médical uniquement ) permet souvent d'aboutir à des pertes de poids de 7 à 10 kilos en 4 semaines, poids perdu essentiellement au dépends des graisses ( 80% ) et très peu des muscles, des viscères et de l'eau. L'amaigrissement sera plus lent après quatres semaines car l'on note une diminution des dépenses énergétiques du métabolisme basal ( qui se régularisera plus tard à un niveau adapté au nouveau profil physique ).

La durée d'une diète varie selon les écoles; en France l'on se rapproche de 4 à 6 semaines mais aux USA et au CANADA, la durée peut-être beaucoup plus longue ( plusieurs mois ). En fait, tout dépendra de la motivation des individus, de la qualité des protéines ( et non du niveau calorique ) et de la qualité du suivi médico-psychologique. L'expérience montre qu'il semble nécessaire de maintenir la diète protéique tant que l'individu la supporte parfaitement et qu'il est motivé pour poursuivre : c'est donc plus souvent à lui d'indiquer quand il souhaite stopper ( sauf problème médical exceptionnel ). Les interruptions de diète protéique sont en effet mal vécues surtout quand le régime marche bien et est bien supporté; la remise en place d'une deuxième diète rencontre alors dans ce cas plus de difficultés.


A qui proposer ces diètes protéiques ?

Probablement pas à ceux qui désirent perdre 2 à 3 kilos pour mettre le petit string cet été ( quoiqu'il vaut mieux une alimentation hypocalorique hyperprotidique sur une courte durée que de mettre en place n'importe quoi à base d'eau ou autres stupidités publicitaires !!! ); en fait ces régimes s'adressent à tous, surtout si l'amaigrissement doit-être rapide pour raisons médicales ) mais pas tous supporterons ce type d'alimentation. Bien-sûr classiques sont les contre-indications du type grossesse, enfants de moins de 16 ans, maladies aiguës et comme toujours problèmes psychiatriques.



Comment s'effectue une diète protéique ?

Cela peut se mettre en place avec des aliments riches en protéines du type viandes ou poissons maigres, blancs d'oeufs, laitage 0% de matière grasse et légumes en abondance, pauvres bien-sûr en glucides. Actuellement existent sur le marché des poudres à mélanger avec uniquement de l'eau froide ou chaude, permettant de réaliser facilement des préparations goutteuses et agréables, bien équilibrées en protéines d'excellente qualité nutritionnelle. Ces préparations permettent de réaliser des soupes, des crèmes et mousses, des boissons, des gâteaux toujours à base de protéines. Café et thé sans sucre sont autorisés à volonté comme certains légumes évitant ainsi certains troubles digestifs (constipation) tout en ayant un effet "fibre de remplissage" recherché. Nouvelle est l'arrivée de farines de protéines ( soja et caséines de lait en autre ) pour confectionner du pain, des pâtes à crêpes ou pizzas ... qui permettent de varier l'alimentation en se rapprochant au plus possible de l'alimentation traditionnelle hypocalorique ( il ne faut pas rêver, vouloir perdre du poids ne se fait pas sans un petit effort ! ). Le point fondamental est de toujours penser à ne pas apporter de sucres car ils diminueront la cétose et provoqueront la sensation de faim.

Ces diètes se réalisent sans soucis à domicile car aucune hospitalisation n'est nécessaire ( sauf problèmes médicaux particuliers ); l'activité professionnelle est parfaitement poursuivie et ce sans fatigue; à chacun bien sûr de manager son alimentation au travail ( ce qui n'est pas toujours facile je le conçois mais ... quand on veut ... on peut ! ). Les activités sportives sont à diminuer provisoirement car les individus en diète n'ont plus de réserve de sucres utile pour les efforts intenses; ils devront donc essentiellement puiser dans les réserves de graisses plus lentement mobilisables; les efforts intenses et brutaux sont déconseillés ( risque d'hypoglycémie ) mais les activités douces, à bas niveau énergétique ( marche, gymnastique douce, natation de détente ... ) sont fortement autorisées en demandant de stopper les activités en cas de fatigue excessive.


Les résultats

Les résultats de ces diètes sont surprenants dans leur rapidité et leur importance. Cette rapidité n'engendre absolument pas plus de rechute que les autres régimes sous certaines conditions que nous allons voir ; l'on peut même dire selon certaines statistiques, Canadiennes et Françaises, que les taux de rechute sont plus bas car la motivation à pratiquer ces régimes est meilleure, plus soutenue, mieux contrôlée et ce compte tenue que la perte de poids est importante d'une façon assez régulière ( 7 à 10 kilos par mois ). Certes, plus l'on se rapproche du poids cible recherché et plus l'organisme luttera contre la perte de poids; l'amaigrissement sera alors plus lent, avec moins de phénomènes de plateaux.

L'arrêt d'une diète protéique est TOUJOURS PROGRESSIF PAR PALIERS de 200 calories ; pendant la diète un travail d'éducation commencera avec travail sur l'image corporelle ( les différences de mensurations sont toujours très motivantes car les différences en cm. sont réellement fabuleuses d'une quinzaine à l'autre ). Une réalimentation progressive en introduisant un puis deux repas ( encore enrichis en protéines avec un fruit ou un laitage ) sera proposée en précisant que la faim pourra réapparaître ( s'aider simplement dans ces cas avec de l'homéopathie ) mais la diminution de la taille de l'estomac, obtenue au fil de la diète, fera que le volume du bol alimentaire est réduit. Au bout d'un mois, petit-déjeuner et 17 heures sensiblement normaux ( voire nouveaux pour certains mais l'habitude de les prendre lors de la diète est souvent alors conservée, diminuant la faim au déjeuner et dîner ). La réintroduction progressive des féculents et d'une alimentation sensiblement normale mais toujours malgré tout prudente en lipides et glucides seront le garant de la réussite au long terme sans oublier le plus important à mes yeux : PERSISTANCE DU SUIVI et de la PRISE EN CHARGE psychologique sans lesquelles la diète sera vouée à une rechute ( malgré tout pas plus rapide qu'avec les autres régimes ).

Les statistiques générales ( Canadiennes et Françaises ) donnent les résultats suivants, corroborés par mon expérience personnelle:

 

4 grands points me semblent fondamentaux à intégrer afin de se donner le maximum de chance de réussite dans la mise en place des amaigrissements.

Travail psychologique

Éducation nutritionnelle

Travail esthétique

Activités physiques

 

1/ TRAVAIL PSYCHOLOGIQUE très souvent imagé par des exemples de la vie de tous les jours.

a) Travail sur les motivations : C’est probablement le premier travail à effectuer tant de la part du médecin que de la part du patient car l’important est de trouver et de formuler voire d’écrire les motivations. A nous de comprendre la demande et de nous y adapter ... avec une certaine dose de rigueur appliquée dans le soutien psychologique car l'obèse doit souvent être dirigé, canalisé et laissé sans choix, au début tout au moins...

Une main de fer dans un gant de velours !

voilà ce que certains patients souhaitent de notre part.

Les résultats sont d'autant meilleurs que les motivations sont fortes et structurellement construites mais de cela, vous vous en doutiez car les schémas sont toujours les mêmes dans la vie si l'on souhaite réussir quelque chose.

b) Travail sur la confiance en soi avec intégration des données positives et négatives. Au vue des nombreux échecs de ces patients dans leurs régimes précédents, il semble important de les aider à reprendre confiance en eux par le biais de petit exemples POSITIFS de la vie courante, exemples où bien-sûr ils ont réussi ... même ( et surtout au début ) si ces exemples sont minimes. Un travail sur les " récompenses " se met ainsi en place progressivement, récompenses adaptées à l’effort fourni. Je suis toujours surpris de voir comme les patients sont souvent incapables, au début, de " se féliciter " d’un succès; ils ont ainsi tendance à fréquemment se dévaloriser ... dévalorisation aggravée par l’environnement familial, amical et/ou professionnel qui appuiera involontairement ( ou volontairement ) sur les points faibles !

Se reconstruire une personnalité positive inattaquable!

c) Travail sur la maîtrise de ses comportements. Maîtrise de ses comportement face à l’adversité de l’environnement ( pression socioculturelle ) mais aussi et surtout maîtrise dans le temps face à la routine, comportement qui est l’une des principales sources d’échecs sur le long terme. C’est ici que l’on entrevoit toute l’importance de la mise en place d’une dynamique ( ou de consultations régulières ) venant jouer le rôle d’une vaccination de rappel régulière " afin de maintenir une motivation à un taux élevé ... ". Chaque séance permet aussi d’ apprendre à mieux maîtriser ses pulsions et aussi se déculpabiliser face à d’éventuels échecs passagers toujours possible et sans gravité s’ils sont compris.

d) Apprendre à gérer ses stress et ses émotions. L’aide de l’homéopathie sera apprécié ici souvent en association à la mise en place d’ateliers de sophrologie et/ou d’autohypnose permettant en outre une découverte de ses propres freins alimentaires et de ses propres sensations psychologiques d’équilibrage diététique ( Groupe CoGaSUR mis en place avec le Docteur Gérald ARCAS ). Ce travail d’appréhension du " stress " est fondamental à mettre en place quand on sait qu’une des principales composantes causales de la prise de poids est la compensation alimentaire ( sucrée ou non ) à un stress quel qu’il soit. Un travail de substitution gustatif pourra ainsi être proposé.

 

2/ ÉDUCATION NUTRITIONNELLE

a) L’enseignement de l’utilisation des différents modes de cuisson moderne ainsi que l’utilisation des herbes et aromates sera impératif, sans compliquer inutilement les recettes ni rajouter des interdits dans les mélanges alimentaires ( non fondés du point de vue scientifique ).

* Primordial sera d’enseigner l’équilibre sur le long terme qui consiste à toujours redescendre d’un palier de 200 Kcal. le(s) jour(s) suivant(s) en cas d’excès à un repas et ce :

* sans jamais sauter de repas,

* sans diminuer le petit déjeuner,

* en jouant le plus souvent possible SUR LE DÎNER

* L’utilisation d’encas protéique coupe-faim sera proposé ( laitages surtout ) afin d’éviter les grignotages qui sont la source principale de remontée progressive du poids : remontée souvent non perçue immédiatement car insidieuse ( 100 Gr. par ci, 100 Gr. par là ... ).

Ce n’est jamais UN repas qui fait grossir ... mais la répétition de petites erreurs !

b) Les objectifs seront d’arriver à mettre en place et maintenir régulièrement le rythme alimentaire suivant :

Petit déjeuner d’empereur,

Déjeuner de Prince,

Dîner de Mendiant

avec

RÉCOMPENSE (modérée) UN JOUR PAR SEMAINE

RÉCOMPENSES SANS FRUSTRATION NI DÉVALORISATION PERSONNELLE

NI SENTIMENT D’ÉCHEC

 

3/ TRAVAIL ESTHÉTIQUE

a) Travail sur la silhouette

* Médical par l’utilisation de la mésothérapie et/ou de la cellulolypolyse.

* Paramédical :

L’adjonction du drainage lymphatique ( ou d’une pressothérapie de qualité ) et la mise en place des soins annexes de type balnéo-thalassothérapie ( douches, jets, massages doux, enveloppements, électrothérapie ...) sont des points importants à proposer afin de pouvoir jouer sur les composantes aggravantes que sont la stase circulatoire veino-lymphatique mais aussi le stress.

J’insisterais sur un point souvent oublié qui est l’équilibre ostéo-articulaire et musculaire. En effet, après avoir perdu une importante quantité de poids, notre centre de gravité se trouve modifié et l’équilibre spatial de notre corps est alors perturbé pouvant devenir la source de douleurs réactionnelles invalidantes ostéo-articulaire ou vertébrale. La proposition d’un rééquilibrage ostéopathique des différents points d’équilibre donne d’excellents résultats assurant entre autre une harmonie dans la démarche du sujet.

* Puis en dernier ressort seulement la chirurgie.

Il ne me semble pas judicieux de proposer une chirurgie correctrice du type lipoaspiration avant ou pendant un amaigrissement sous prétexte d’améliorer les motivations. L’expérience montre que l’échec " diététique " est fréquent dans ce cas, passé les premiers moments d’euphorie postopératoire, car les patients utilise cette chirurgie comme béquille à leur insuccès dans leur amaigrissement. De plus, sur le long terme, les amas graisseux dysharmonieux réapparaissent dans d’autres localisations non souhaitables car l’éducation alimentaire n’a souvent pas eu le temps de se mettre en place ... car masquée par le temps interventionniste.

Seules les interventions lourdes du style lipectomie ( associées ou non à des lipoaspirations importantes ) peuvent être proposées et ce à titre de correction esthétique " vitale " en fonction de l’importance de la ptôse cutané. Quant aux interventions gastriques afin de diminuer l’apport alimentaire, elles ne doivent être réservées qu’à certains cas d’obésités massives graves.

b) Choix vestimentaire des formes et des couleurs

* Éviter les vêtements trop moulants, trop courts ( jupes ou manches ) peu saillants quand on est encore trop fort.

* Ne plus porter de vêtement à élastique car ils ne permettent pas de " se sentir maigrir ". Il sera important progressivement de se trouver un étalon de taille.

* Éviter les tissus à rayures horizontales ou à carreaux. Préférer plutôt les vêtements à rayures verticales.

* Éviter les tissus épais et rugueux qui étoffent la silhouette au profit des tissus plus légers.

* Éviter les couleurs trop vives et luisantes au profit des tissus mats et pelucheux.

* Préférer des bijoux ou accessoires assez importants qui diminuent l’aspect de la silhouette.

* L’utilisation de vêtements amples, vagues, du style jogging sans formes, représentent des vêtements " caches-misères " qui ne permettent pas de montrer une saine image de soi ( surtout quand ils sont portés en permanence ). Ils seront utiles plus tard en fonction du résultat final notamment si la silhouette souhaitée n’est pas atteinte.

c) Habits " sentinels "

Mieux que la surveillance par la pesée qui n’est intéressante que si elle hebdomadaire ( journalièrement cela est source de stress ), je propose de se baser sur :

* Les trous de la ceinture qui eux sont fixes ( et donc pas de ceinture élastique )

* Un vêtement de qualité apprécié par l’individu ( robe serrée, costume ... ) : le fait de ne plus être à l’aise dans ce vêtement référence implique une prise de poids et donc une attention plus soutenue dans son alimentation.

"  Ce n’est pas les vêtements qui rétrécissent mais le corps qui reprend du poids ! "

d) Sensibilisation à l’esthétique annexe comme le maquillage, la coiffure, les parfums, les soins du corps ... tous détails parfois non pris en compte par certains obéses. L’on entrevoit donc tout l’intérêt d’une dynamique de professionnels incluant obligatoirement la présence d’une esthéticienne.

 

4/ LES ACTIVITES PHYSIQUES ( ou sportives )

Cette mise en place sera toujours progressive et ludique car les sujets en surpoids sont (très) rarement des sujets appréciants les sports ( 3 fois 1 heure par semaine ). De plus le niveau calorique d’une diète protéique n’autorise pas d’efforts intenses tout au moins à ses débuts. Activités d’endurance douce ( marche, golf, natation ) seront proposées afin :

- d’augmenter la dépense énergétique et donc d’accélérer la perte de poids,

- de relancer le travail cardio-respiratoire,

- d’améliorer la masse musculaire et le jeu ostéoarticulaire,

- de ré-amorcer efficacement la " pompe veino-lymphatique " source d’élévation de l’oxygénation des tissus et donc de sa capacité régénératrice.

a) Maintien voire augmentation du capital musculaire grâce à l’apport protéique et la pratique d’activités physiques. Notons une diminution progressive de l’épaisseur du tissu adipeux par combustion intense et compression mécanique.

Notons qu’il existe une baisse du métabolisme de base comme dans TOUS les régimes basses calories; en effet il semble que l'organisme se protège contre un amaigrissement excessif en diminuant son métabolisme de base, comme pour se protéger. L’on entrevoit ainsi l'importance de la mise en place des activités physiques pour augmenter ce métabolisme de base.

b) Amélioration de la qualité de la sangle abdominale, dorso-lombaire etc... évitant ainsi un affaissement de la silhouette.

c) Retonification du tissu musculo-cutané et conjonctif de part l’amélioration de sa perfusion veino-lymphatique mais aussi par stimulation ( écrasement ) des tissus sous-cutanés et donc les fibroblastes qui réagissent à cet agression positive en augmentant leur synthèse de fibres de collagène et d’élastine.

Le facteur âge

Plus l’âge des sujets sera jeune, plus ces tissus sont facilement stimulables et réagiront bien au régime en se rétractant progressivement.

Plus l’on se rapproche de la quarantaine et plus le surpoids est ancien, avec cellulite fibreuse froide, plus l’on note dans notre expérience un échec esthétique " relatif " mais toujours POSITIF sur le poids qui par sa diminution diminue les risques des complications morbides.

 

SCHÉMA GLOBALISTE DE LA " DYNAMIQUE PSYCHO-ESTHÉTIQUE "

 

 

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AMAIGRISSEMENT
ET
CINEMA MENTAL
Une clé pour vous ... et vos patientes


© Docteur Marcel METANOMSKI
Esthétique Médicale et Nutrition
Président de l'Association Européenne de Médecine Esthétique et de Diététique

 

Faisons un retour dans notre passé. Nous sommes à l'époque où nous avions quelques kilos en moins. Fermez les yeux; respirez calmement; vous devez devenir le réalisateur d'un film, votre super-film et ce dans vos propres studios.

Ah ! je sens que vous allez me dire que vous n'êtes pas un visuel !

FAUX

 

Refermez les yeux et revisionnez les images de vos dernières vacances, de votre enfance, de votre dernière rencontre avec votre ami(e).

Vous êtes visuel si vous êtes " motivé " par ce qu'il y a à voir.

 Revoyez-vous l'espace, l'environnement et ses sensations kinesthésiques, le temps.

Fermez les yeux !

Bougez la caméra !

Tournez au dessus de vous, à côté, travelling ... dessous.

La caméra s'anime, bouge, tournoie autour de vous !

Filmez du dedans vers le dehors et du dehors vers le dedans : explorez l'espace !

 Fermez les yeux ! respirez amplement.

Ca marche !

PAUSE ! RETOUR ARRIERE ! ZOOM

AGRANDISSEZ L'IMAGE ... ALLEZ-Y !

Faites comme Jonathan Livingston le Goéland !

Voyez ce film ( de H. BARTLETT ) si vous ne l'avez pas vu sinon revoyez le : vous y trouverez une foule de clé pour réussir dans divers domaines.

VOLEZ ! SUBLIMEZ-VOUS !

 

Vous êtes le héros de votre film. Voyez vos habits, votre maquillage, votre démarche, votre attitude générale; sentez les parfums. Que d'hommes ( femmes ) vous envient votre " look ".

 

Fermez les yeux ! SOURIEZ !

Vous n'en êtes pas sûr ? STOP.

Retour arrière et projetez ce film sur votre grand écran blanc personnel. Revoyez les détails !

Refaites une mise au point ! ZOOM ! Repolarisez !

 

Vous devez ainsi arriver à vous créer de véritables images mentales vivantes et émotionnelles de préférence. Le retentissement sur votre état physique se fera progressivement tout comme le sportif qui s'entraîne mentalement régulièrement à mettre le ballon dans les buts; l'expérience mentale se transformera en expérience physique par le simple processus de l'apprentissage et de mémorisation. Vous n'en serez que plus aidé lors du démarrage de votre régime car vous serez ainsi PRET mentalement et physiquement :

- Mentalement car cette visualisation permet de mieux vous concentrer et donc de réduire votre anxiété et vos doutes sur votre réussite.

- Physiquement car cette visualisation fera appel à des processus parallèles de compensation.

 

Voyez-vous enfin une image claire et précise de vous il y a quelques années ? Oui alors projetez cette même image de vous dans l'AVENIR. Vous devez être maintenant capable ( presque ) de bouger cette vision dans le temps, à votre avantage, car c'est vous qui commandez votre cerveau. Ayez de l'ambition, anticipez cette image de réussite dans le moyen et long terme. L'avantage dans son cinéma mental, c'est que l'on est son propre auteur, son propre metteur en scène, son propre acteur et son propre producteur; vous pouvez ainsi décider de tout ordonner et de vous bâtir un scénario IDEAL en utilisant les données du futur pour votre tactique du présent : temps, espace, mouvements, activités sont ainsi contrôlés à votre avantage ... car je n'ose imaginer que vous vous voyez échouer.

 Fermez les yeux ! respirez amplement.

Utilisez tous vos sens !

 Ne vous est-il jamais arrivé de vivre en rêve ( ou en cauchemar ) des scènes réelles de votre vie avec tous ses détails très précis ? Certaines zones de votre cerveau ont ainsi été marquées dans votre passé par un événement qui aura laissé sa trace hormonale et/ou électrique et c'est inconsciemment que vous vous remémorez ces scènes quelques temps après.

Parfois c'est une image réelle qui entraînera l'apparition mentale d'images irréelles; la succession de ces images vous permettra de créer ainsi votre propre scénario; le tout va être de NOTER le script dans l'ordre chronologique. Dans votre propre film sur le poids, passez-vous régulièrement des images mentales de votre période " mince " et imprégnez votre cortex. Tout est bien-sûr à construire si vous n'avez jamais été mince mais, là au moins, il n'y a pas d'interférences venant perturber votre construction.

 Fermez les yeux ! respirez amplement ! réfléchissez.

 Faites donc fonctionner votre subconscient. Il ne dors jamais et reste continuellement en éveil, enregistrant comme un ordinateur tout ce que vous avez vu, entendu, senti, goûté, touché ou pensé; il collectera des faits isolés, étalés sur plusieurs années et les reliera parfaitement, sans efforts. Ne pressez pas sur vos souvenirs ... laissez uniquement votre esprit vagabonder, d'une façon orientée certes mais librement consentie, en le stimulant sans pression aucune.

Fermez les yeux ! respirez amplement ! détendez-vous.

 

Revisionnez encore plus précisément le film de vos souvenirs, détaillez TOUT, cherchez des points d'appuis et d'ancrage dans ce passé merveilleux de l'époque ou vous étiez mince. Reprojetez-vous dans le futur plus ou moins lointain et décalquez les images précédentes sur cette vision future. Sentez-vous à l'aise dans vos mouvements, dans vos nouveaux habits ... tout vous réussi ... attendez-vous à réussir !

VOUS DEVEZ REUSSIR car vous n'avez pas le choix !

 Ne jugez surtout pas ces images; l'important est de " VOUS VOIR " et non d'apporter un jugement sur l'aspect positif ou non des moments vécus : vos actes évoluent tout comme la mode. Pour le moment, seul l'objectif doit-être polarisé et non son environnement parasite. Vous mettrez en place l'environnement après vous être bien mis dans votre peau; protection contre l'environnement ou motivation par l'environnement seront des actes à manier avec douceur, en conservant le cap de vos objectifs.

 Faites " Comme si ... " vous étiez mince en jouant un nouveau rôle, comme si vous étiez un petit oiseau, un sportif de bon niveau, un cadre dynamique, comme si tout allait bien ( entre nous d'ailleurs, tout va pour le mieux ), comme si votre image cinématographique était orientée vers le progrès, la réussite; trouvez-vous au besoin un modèle autre ... comme si vous étiez mince comme Madame ... ( qui est Top Modèle ), comme si l'objectif visé était déjà atteint !

 

Vous me direz probablement encore : Mais pourquoi donc faire ce travail visuel, parfois à la limite de la " tricherie " face à soi ? A quoi cela sert-il ?

1 / Seul vous, êtes conscient de ce subterfuge face à votre mental. Votre subconscient n'est pas encore capable de faire la différence entre image réelle et irréelle. Il vous projette dans les meilleures conditions possible pour réussir vos objectifs.

2 / Ce travail de visualisation vous permettra de vous " ressourcer " à chaque période de démotivation, d'échec, de découragement.

 

Nombreuses sont les causes de démotivation à savoir repérer afin de s'en prémunir du mieux possible :

. découragement par le doute de soi, par manque de confiance en soi et par dévalorisation.
. découragement par l'insensibilité, moquerie des autres ou blâme de soi-même.
. découragement par le silence ou le manque d'intérêt des autres à ses objectifs.
. découragement par l'intimidation et la crainte.

 

Nombreux sont ceux qui ont douté à un moment donné de leurs capacités à réussir un projet; combien de " bons amis " de la famille nous ont mis en tête des images de NOS échecs, non pour nous faire mal, mais pour nous aider en mettant en parallèle leurs propres échecs.

Que les doutes sont démotivant !

 

Voilà pourquoi se recroqueviller par période et provisoirement dans " son cinéma imaginaire " augmente les chances de votre réussite. Cela se confirme encore plus quand on sait que l'homme ne pense pas forcément avec des mots mais avec des images; réfléchissez pendant quelques instants au repas que vous avez fait hier midi dans cet excellent restaurant : ce sont des images, des odeurs, des saveurs qui vous arrivent et non des mots.

 

Endormez-vous ce soir avec vos objectifs et vos images visuelles en tête ! votre subconscient travaillera pour vous pendant votre sommeil en utilisant au mieux ces données, sans les juger.

 Fermez les yeux ! respirez amplement ! détendez-vous !

Flottez ! Simulez !

 C'est en partie sur ce travail personnel que s'appuie de nouvelles techniques d'aide à l'amaigrissement comme l'Auto-Hypnose Stratégique, technique donnant d'excellents résultats en tant que levier puissant permettant de débloquer les cercles vicieux psychologiques et les résistances inconscientes qui conduisent parfois les régimes à l'échec: Il s'agit en quelque sorte de laisser en partie le subconscient utiliser positivement, d'une façon un peu orientée au début, de nouvelles voies nerveuses de gestion du comportement face à l'alimentation. Ces voies visuelles, olfactives, gustatives et tactiles vont ainsi "stimuler" le couple cerveau droit / cerveau gauche qui est, entre autre, le centre de la créativité. Le sujet inventera alors de nouveaux comportements face à l'alimentation, lui permettant ainsi de mieux équilibrer et régler ses apports selon les circonstances de SA vie.

Un peu dans l'assiette ... mais beaucoup dans la tête !

 

 

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La
PROGRAMMATION
PSYCHO-NUTRITIONNELLE
( ou P.P.N)


© Docteur Marcel METANOMSKI
Esthétique Médicale et Nutrition
Président de l'Association Européenne de Médecine Esthétique et de Diététique

 

De nombreux régimes permettent de faire perdre du poids à nos patients, régimes tous plus ou moins satisfaisants les uns que les autres ; pour ma part j’ai pris pour principe de répondre à la demande en ne laissant JAMAIS mes patients seuls face à leur surcharge et ce afin d’éviter de les laisser s’auto-orienter vers des dérives souvent excessives et dangereuses allant jusqu’à l’extrême pour perdre quelques kilos. Ma réponse diététique se base alors soit sur un équilibrage alimentaire … ce qui est l’idéal …, soit sur un régime de diète hyper-protéiné assurant provisoirement une fonte graisseuse parfaitement physiologique SANS perte de la masse maigre et sous contrôle médical. Dans les deux cas, des conseils permettant une re-programmation de la silhouette sont proposés et expliqués avec travail sur l’esthétique (soins de peau, coiffure, maquillage etc…), sur le « look » (habillage, mode, allure, démarche etc…) et sur la musculature par le biais de la mise en place des sports (ou simplement d’une activité physique), tous conseils qui assurent ainsi l’obligatoire démarche psychothérapeutique de réconciliation de la personne avec son corps. Pratiquant la diète protéinée depuis près de 15 ans, il m’est apparu au fil des années que ce type de régime fonctionnait particulièrement bien essentiellement sur des surcharges pondérales moyennes (IMC compris entre 25 à 30) mais donnait des résultats moins bons et surtout moins durables dans les surcharges pondérales plus importantes (IMC>30).

1-                  Quand cette surcharge était récente, existante sur une personne ayant pas (ou peu) d’antécédents de surpoids et /ou ayant « conscience » de son corps (silhouette, soins de beauté, maquillage, look vestimentaire…tous soins annexes maintenus et acquis), les résultats étaient faciles à obtenir et durables, sans plaintes durant le régime. Le ré-équilibrage était aussi fréquemment acquis sur le long terme avec obtention de bons réflexes préventifs alimentaires.

2-                  Quand cette surcharge était ancienne, existante sur une personne ayant « peu » de souvenirs d’avoir été mince et/ou ayant effectué de fréquents « yoyo » et /ou ayant peu « conscience » de son corps (peu de prévention dans son « look »), les résultats étaient plus souvent médiocres, avec un régime mal supporté (plaintes diverses). L’équilibrage sur le long terme était aussi difficile voire impossible (perte de vue des patients, (ré)apparition de troubles compulsifs, etc..).

 

En fait, j’avais l’impression que ce qui comptait c’était essentiellement l’ancienneté de la surcharge et la présence ou non d’une construction adaptée du schéma corporel. La durée de la surcharge pondérale et la pré-existance ou non d’un schéma corporel construit me semblaient en fait être les points les plus importants dans la prise en charge de ces patients. La technique diététique étant acquise et mise en place, il fallait donc pouvoir travailler sur l’acquisition d’un schéma corporel accepté et re-construit avec correction des causes possibles du surpoids. Acquérir ces points nécessitait donc d’aider le patient à mettre en place de nouveaux automatismes face aux causes de prise de poids : changer donc la réponse à une stimulation négative et trouver ainsi un état ressource (que nous définirons ultérieurement) assurant ainsi la progression vers le succès. Il faut donc aider le patient à :

 

 Se découvrir et mieux connaître ses potentialités (points négatifs et points positifs)
Trouver et gérer ses potentialités et ses états ressources
Mettre en place et utiliser ses propres potentialités ressources afin de progresser

 

Ayant acquis depuis un certain nombres d’années une modeste expérience dans le domaine de la gestion des Ressources Humaines et m’étant formé à la Programmation Neurolinguistique , j’ai opté pour la mise en place d’un accompagnement basé sur l’utilisation de techniques dérivées du comportementalisme et de la programmation neurolinguistique. Cette prise en charge implique des exercices que le praticien pourra pratiquer seul avec le patient ou lors de réunions mensuels de groupe, exercices amenant toujours le patient (s’il le veut) à se prendre en charge et à se (re)construire « son propre monde ou projet de vie» pour traverser les périodes de difficultés (stress, anxiété, dévalorisation familiale ou professionnelle etc…) source de prise de poids. Cette remise en question du patient par lui-même assure ainsi une progression douce, toujours bien supportée, dans les différents domaines de gestion du comportement au sein de sa vie courante ; cette remise en question, est suggérée par le médecin qui initie les exercices mais elle s’auto-entretient ensuite progressivement par le patient lui-même : difficile et parfois rebutante au début, les progrès sont tels que de nouveaux automatismes se mettent en place dans la gestion de la vie courante de ces patients : un peu comme nos anciennes pompes à bras… difficile est l’amorçage de l’eau mais après, cela coule tout seul !

 

 

1/ TRAVAIL COMPORTEMENTALISTE

 

a)      Travail répétitif sur les motivations et les objectifs : C’est probablement le premier travail à effectuer tant de la part du médecin que de la part du patient car l’important est de trouver et de formuler voire d’écrire les objectifs et les motivations. Exercice du type « S.C.O.R.E » de Robert DILTS avec « S » pour symptôme, « C » pour cause, « O » pour objectifs, « R » pour ressources et « E » pour effet recherché. A nous de comprendre la demande et de nous y adapter ... avec une certaine dose de rigueur appliquée dans le soutien psychologique car le sujet en surpoids doit (et demande) souvent à être dirigé, canalisé et laissé sans choix, au début tout au moins...

« Une main de fer dans un gant de velours ! »

voilà ce que certains patients souhaitent de notre part.

Tout aussi important est l’apprentissage des techniques de visualisation, techniques permettant de faire travailler son cerveau droit et donc « voir » sa(ses) réussite(s) : autosuggestion et images subliminales assureront la création d’automatismes particulièrement importants pour la suite de la stabilisation du poids au long terme. Exercice du type « SWITCH » qui assure la réimpression mentale d’une image existante négative (surcharge) par une image crée positive (minceur). Notons que les résultats sont d'autant meilleurs que les motivations sont fortes et structurellement construites.

 

b)      Travail répétitif sur la confiance en soi et l’image de soi avec intégration des données positives et négatives. Au vue des nombreux échecs de ces patients dans leurs régimes précédents, il semble important de les aider à reprendre confiance en eux par le biais de petits exemples POSITIFS de la vie courante, exemples où bien sûr ils ont réussi ... même ( et surtout au début ) si ces exemples sont minimes. Un travail sur les « récompenses » se met ainsi en place progressivement, récompenses adaptées à l’effort fourni. Je suis toujours surpris de voir comme les patients sont souvent incapables, au début, de « se féliciter » d’un succès; ils ont trop tendance à fréquemment se dévaloriser ... dévalorisation aggravée par l’environnement familial, amical et/ou professionnel qui appuiera involontairement (ou volontairement) sur les points faibles ! Reconstruire l’image de soi implique de comprendre où elle est diminuée : un exercice de gestion des contradictions corporelles (partie de soi positive et partie de soi négative) pourra habilement aider le patient à découvrir et analyser le pourquoi de sa surcharge.

 

c)      Travail sur la découverte et la maîtrise de ses comportements et automatismes. Découvrir et analyser ses comportements face à l’adversité de l’environnement (pression socioculturelle, médias…) et aux pressions alimentaires (publicités visuelles, auditives, kinesthésiques, gustatives) seront un point fondamental. L’analyse du carnet alimentaire assurera leur repérage et permettra de découvrir des stimuli à des troubles du comportement alimentaire ; il permet aussi d’intégrer la maîtrise de la  routine alimentaire, comportement qui est l’une des principales sources d’échec sur le long terme. C’est ici que l’on entrevoit toute l’importance de la mise en place d’une dynamique de groupe (ou de consultations régulières) venant jouer le rôle d’une vaccination de rappel régulière « afin de maintenir une motivation à un taux élevé ... ». Chaque séance permet aussi d’apprendre à mieux maîtriser ses pulsions et aussi se déculpabiliser face à d’éventuels échecs passagers toujours possible et sans gravité s’ils sont compris.

 

 d)      Travail répétitif sur l’apprentissage de la gestion de ses stress et de ses émotions. L’aide de l’homéopathie sera apprécié ici souvent en association à la mise en place d’ateliers de sophrologie et/ou d’autohypnose permettant en outre une découverte de ses propres freins alimentaires et de ses propres sensations psychologiques d’équilibrage diététique. Ce travail d’appréhension du « stress » est fondamental quand on sait   qu’une des principales composantes causales de la prise de poids est la compensation alimentaire (sucrée ou non) à un stress quel qu’il soit.

 

2/ TRAVAIL DE (RE)PROGRAMMATION

 

a)      Bien communiquer – Trouver les PRÉDICATS : Chaque individu dispose de 5 sens qui permettent d’être en contact avec le monde environnant (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustatif) et donc de comprendre et communiquer avec cet environnement. Nous utilisons préférentiellement, par habitude, apprentissage ou lors d’une stimulation psychique (stress, émotion) un sens privilégié (les autres sens restent bien sûr toujours actifs) pour organiser notre représentation des évènements et/ou pour communiquer et/ou pour agir. Ce système privilégié est bien souvent celui dans lequel l’individu en surpoids présente le plus de risques de « craquements négatifs » pour ses prises alimentaires. Des exemples nombreux permettent de comprendre le schéma de ce que l’on appelle les prédicats qui sont les verbes, substantifs, adjectifs, adverbes qui apparaissent quand un sujet parle :

 

1.      Tel individu sensible aux images sera plus marqué par la publicité visuelle photographique (remémoration de souvenirs d’enfance, grand-mère devant ses fourneaux, préparation des confitures… : « je vois, j’ai une image en tête… ») ;

2.      D’autres seront plus sensibles aux bruits (Claquement d’une porte de frigo, froissement de papiers, craquement de chips… « j’entends que, ça me parle… »)

3.      Certains sont stimulés par le contact kinesthésique (Mains dans la pâte, froid, douceur… »je sens que, je suis en contact… »)

4.      D’autres seront marqué par les odeurs et

5.      Certains pour finir seront sensible aux goûts (plats préparés dans l’enfance,…)… typiquement la madeleine de Proust !

 

Comme nous le voyons, tous ces 5 sens peuvent s’associer et être responsable d’une interprétation parfois erronée ou excessive voire incontrôlée automatique (pseudo-hypnotique) de l’individu le poussant à s’alimenter sans faim et sans raison majeure par le biais d’une « crise compulsive » heureusement souvent modérée mais venant malgré tout augmenter notablement l’apport calorique d’équilibre.

On entrevoit donc l’importance de découvrir ces prédicats, en s’aidant de la calibration avec le regard au besoin, et de les repérer dans le discours de ces patients. Cela permettra alors de découvrir des ancrages qui sont responsables de certains passage à l’acte.

 

b)      Les ANCRAGES – Nous accumulons lors de notre vie un nombre important d’expériences que nous pouvons nous remémorer par la suite et qui sont intimement liées à notre passé et notre vécu. Ces expériences, stockées dans notre mémoire, sont constituées d’images, de sons, de sensations, d’odeurs et de goûts. Cet ensemble de représentation globale réapparaît généralement quand nous sommes en contact avec l’un des paramètres sensoriels qui composait cette expérience passée, entraînant alors l’émergence de l’expérience entière. Prenons un exemple : Vous marchez  dans la rue et vous sentez un parfum vous rappelant une aventure féminine agréable … et vous allez ainsi automatiquement vous refaire le film de cette aventure féminine dans tous ses détails, au niveau cérébral bien sûr ! Il en est de même au niveau alimentaire : « telle odeur ou tel goût vous évoqueront un souvenir gastronomique agréable vous poussant à consommer » sous l’impulsion de l’élévation probable de certains neuromédiateurs (ßendorphines, neuropeptides Y, peptides opioïdes, corticostérone, CRF,…). La découverte de ces ancrages apporte alors, en partie, une solution à ces prises inappropriées : évitement de ces ancrages (changer de lieu de passage pour ses courses par exemple) et surtout transformation du résultat de cet ancrage.

 

c)      LES ETATS MENTAUX : Certains états mentaux se comportent comme des ANCRES particulièrement positives : par exemple, nous avons déjà tous « brillé » dans certaines circonstances de la vie (sports, activités professionnelles, vie familiale…). Il peut être aisé de se remémorer ce moment privilégié de réussite (exercice de visualisation yeux fermés) et d’analyser l’ensemble de nos comportements à cet instant « T » (joie, pleurs, sueurs, frissons, cris…). Reconstruire en pensées l’environnement familial, social et local correspond à se « visionner » le film de sa réussite et donc de « revivre cette capacité à réussir et ce moment de réussite ». Rien de tel lors de la mise en place d’un régime que de s’appuyer sur des expériences positives qui engendreront des sensations émotionnelles positives sans compter les décharges en neuromédiateurs qui joueront le rôle de « dopeur » cérébral. C’est ainsi que la recherche de cet état psychologique et physiologique se mettra en route à chaque période de doutes sur ses possibilités de réussite, comme le font d’ailleurs nos sportifs de haut niveau et seul l’entraînement est le moyen de parvenir à cet état.

 

d)      La DESACTIVATION D’ANCRES – Nous avons vu que des stimuli peuvent être responsables d’une prise alimentaire incontrôlée ; après avoir identifié ces stimuli (ancres), l’objectif va être de transformer l’acte négatif (prendre une sucrerie par exemple) par un acte positif POUR LE SUJET (boire un verre d’eau, manger un yaourt, téléphoner…). Cette substitution s’effectue un peu comme un fondu-enchaîné visuel interne (dans son cerveau) ou projeté (sur un écran fictif). La répétitivité de cet exercice fera apparaître un automatisme qui assurera progressivement la guérison. La pratique de cet exercice est ce que certains appelle la technique du SWITCH.

 

e)      Le RECADRAGE – Le travail sur les ancrages permet de découvrir et de transformer les représentations sensorielles construites par un individu (plaisir gustatif du chocolat, odeur du pain frais, douceur de la crème…) ; le travail de recadrage permet, lui, de modifier la réponse interne d’un patient devant un comportement ou une situation, en modifiant le sens qu’il lui accorde. Prenons l’exemple suivant : un sujet grignote sans raison en dehors des repas pour calmer ses angoisses (rencontre avec un employeur, une nouvelle expérience…) ; le grignotage est interprété comme « le pansement » au stress. Recadrer ce sujet correspond à lui faire comprendre que la réponse « pansement dé-stressant » n’est pas obtenue par le grignotage mais par un état de réflexion et de pensée différent dans lequel l’aliment ne rentre pas du tout en ligne de compte. Lui permettre de comprendre son fonctionnement réel et son vécu émotionnel l’oblige à « lâcher ce pansement » pour réaliser un nouveau comportement.

« Un vieil homme meurt. Au ciel, il rencontre un de ses amis avec une très jolie fille sur les genoux. Surpris, il demande : « C’est ta récompense ? – Non, dit l’autre avec tristesse, je suis sa punition »

Un exercice de recadrage s’impose essentiellement quand une personne veut faire quelque chose et n’y parvient pas comme par exemple perdre du poids. La dissociation corporelle entre alors en jeu : par exemple, une partie de vous veut que vous réussissiez à maigrir et une autre partie de vous ne le veut pas bien que mentalement l’objectif soit commun : « maigrir ». Une négociation entre les deux parties du corps devra se mettre en place après analyse tout en étant conscient que les solutions les plus satisfaisantes pour l’individu seront spontanément prises.

 

L’ensemble de ces quelques techniques comportementales, utilisé avec parcimonie selon chaque cas individuel, permet d’aider régulièrement nos patients à perdre du poids mais surtout à apprendre à ne plus en reprendre ce qui est le plus important car c’est en fait la plainte majeure que nous rencontrons en pratique de ville. Comme le dit un proverbe chinois : « Mieux vaut aider quelqu’un à bien utiliser sa canne à pêche plutôt que de lui donner du poisson ». Ces techniques, maîtrisés individuellement ou lors de dynamique de groupe, assurent un apprentissage performant par l’individu lui-même qui se découvre, s’analyse et met en œuvre ses états ressources lui permettant ainsi de progresser dans sa gestion alimentaire mais aussi dans la maîtrise de son image générale.

 

facelivre4.jpg (871118 octets)PROGRAMMEZ
VOTRE RÉGIME
©

Une nouvelle approche comportementale
pour maîtriser son poids

*** NOUVEAUTÉ ***
*** OCTOBRE 2003 ***

La perte de poids n'est pas uniquement une question d'équilibre alimentaire. Le meilleur régime du monde ne pourra rien si la personne qui le pratique n'a pas un minimum de motivation. Fort de son expérience et de ses résultats spectaculaires, et en s'appuyant sur la Programmation Neuro-Linguistique et les techniques comportementales, le Docteur Marcel Métanomski a créé une méthode révolutionnaire : La Programmation Psycho-Nutritionnelte. Cette méthode part du principe que si la perte de poids nécessite une correction de ta manière de s'alimenter, rien ne pourra être acquis sans un travail sur le mental.
Ainsi, des techniques simples et efficaces permettent de renforcer vos motivations et de changer votre comportement quotidien face à votre alimentation. Les résultats sont rapides et acquis sans stress sur le long terme. Cette méthode vous fera changer d'attitude face à ta nourriture et à votre image personnelle. C'est une véritable clé pour réussir vraiment un régime, pour retrouver à la fois votre poids de forme mais aussi un bien-être dans votre vie familiale et professionnelle

Le Docteur Marcel Métanomski est président de l'Association Européenne de Nutrition et de Médecine Esthétique. Nutritionniste, spécialiste en médecine du sport et en médecine esthétique, il s'est formé à la pratique de la PNL. Il a particulièrement étudié les troubles du comportement alimentaire.

 

facelivre1.jpg (75722 octets)     LE POIDS MENTAL©
(Livre en rupture de stock - Edition 1994)

 

               Outre la correction de l'équilibre alimentaire, perdre du poids impose de "rééduquer" sa mémoire du poids. Un certain temps d'intériorisation est nécessaire, temps qui sera mis à profit pour mettre en place un régime adapté et surtout travailler sur son capital "Ressource Mentale". Il s'agit en quelque sorte d'effacer la bande "gestion globale du poids" enregistrée depuis l'enfance après l'avoir remise au zéro en réimprimant dessus de nouveaux messages positifs tant diététique qu'esthétique et surtout mentaux. Les techniques comportementales simples de travail sur l'image de soi et les motivations y voient ainsi un débouché majeur permettant d'asseoir les résultats sur le long terme.

 

               Président de l'Association Européenne de Médecine Esthétique et de Diététique, le Docteur Marcel METANOMSKI est nutritionniste diplômé, formé aux troubles du comportement alimentaire, spécialiste en médecine du sport et passionné par la médecine esthétique. Son développement professionnel s'est, parallèlement à la médecine, attaché a développer les Ressources Humaines pour diverses entreprises et dans de nombreux séminaires de développement personnel tant médicaux (diététique, esthétique, sports) que non médicaux (dynamique de patients). Cette approche des Ressources Humaines est, selon lui, fondamentale pour aider nos patients dans le cadre de la gestion du stress, du bien-être et surtout dans le domaine passionnant et complexe de la diététique. Enseignant avec une équipe pluridisciplinaire, le Docteur Marcel METANOMSKI a su lier ces vastes domaines que sont les Ressources Humaines et la médecine du Bien-être pour le bien des futurs formateurs et des patients.

 

     Ses méthodes de travail sont à la base du succès de nombreux patients dans le domaine de la gestion équilibrée du poids mais aussi dans leur réussite socioprofessionnelle. Vous découvrirez au fil des lignes de ce livre que la clé permettant de perdre du poids se trouve bien-sûr et obligatoirement dans la manière équilibrée de manger mais surtout dans un travail mental simple à effectuer permettant de "verrouiller" la possibilité d'échouer sur le long terme. Ce livre vous assurera ainsi de mettre simplement en harmonie et sans stress votre poids avec votre esthétique, votre manière de vous habiller, vos activités physiques et sportives ... et surtout votre comportement face aux réalités de la vie. Ce livre est le fruit d'une longue expérience originale axant le travail, outre sur la diététique, mais surtout sur la responsabilisation des sujets en surpoids.

 

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La
CHIRURGIE

BARIATIQUE
(Chirurgie de l'obésité)

  UNE CHIRURGIE LOURDE ?


   © Docteur Marc LAGRANGE
       Chirurgie digestive - Chef de service
        Centre Hospitalier de Nevers

 

Quelles sont les indications actuelles à la chirurgie bariatrique?

                Un I.M.C à 40 est le minimum éthique, médical, demandé par les sociétés savantes hors facteurs de risque. Selon l’importance de ceux-ci où on peut descendre à 35/34. Le but est, fort des  risques liés la chirurgie, d’entraver l’évolution naturelle du malade atteint obésité morbide. Les assurances immobilières, peu philanthropes, dans le cadre d’acquisition avec forts crédits, refusent de couvrir les grands obéses.

                Retenons les limites d’âges:

                                    -20-50: indications psychosociales liées à la morphologie!

                -50-60: indications médicales (diabètes instables, HTA sévères etc..)

                                    -70 et plus : en cas d’indication programmée de chirurgie prothétique (hanche, genou etc..) mais récusée du fait d’un surpoids intolérable pour le matériel.

 

Quel est protocole préopératoire?

                A J1 : indication retenue, I.M.C. supérieur à 40, puis une seconde consultation (à J 30) permet d’analyser  les résultats d’un triple bilan incontournable:

                           - Nutritionnel: analycors, enquête diététique, biologie du métabolisme (HGPO, Thyroïde etc..), avis du médecin obésologue.

                           - Morphologique: fibroscopie, échographie (avec l’idée d’une cholécystectomie dans le même temps opératoire)

- Anesthésique: cardiologie, pneumologie et naturellement consultation d’anesthésie.

                Un livret explicatif est remis dés la première consultation avec schémas et questions–réponses ( simples, vu cette clientèle socialement défavorisée).

                Il n’y a pas de contre-indication chirurgicale liée à un I.M.C. excessif (super-obèses).

Et le psychiatre?

                Un avis Psy est systématique, même s’il nous paraît inutile ! L’avis d’un médecin de l’âme triste et anachorète ne nous parait pas plus important que celui d’un chirurgien fin et épicurien, mais la CNAM le demande avant entente préalable... no comment !

 

 Quelle type d’anesthésie peut-on proposer pour ces malades et les précautions à gérer?

                Seule l’A.G. est de mise sous héparinothérapie préventive, bas à varices. Un matériel adapté (brancard, table d’opération, tensiomètres, nuisettes etc...) est nécessaire.

 

Quelles sont les principales techniques en cours en cours sur le marché actuellement?

                L’anneau péri-gastrique ou lap-band, modulable, relié par cathéter à une chambre sous cutanée (roue où le pneu serait à l’intérieur de la « jante »)

                La gastroplastie tubulée verticale (coelio ou laparo)

                Le by-pass (coelio ou laparo) gastro-jéjunal

 

Combien de temps dure une intervention de chirurgie bariatrique en moyenne, la durée d’hospitalisation, l’indisponibilité sociale?

                La gastroplastie 40 mn, le lap-band 1 heure, le by-pass 1h30 schématiquement selon la voie d’abord et l’expérience de l’opérateur.

                Durée d’hospitalisation 5/7 jours

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